Flux
Articles
Commentaires

Plouf!

Pas beaucoup de billet ces derniers temps. Cela fait maintenant plus d’un mois que je n’ai pas écrit. Je m’en excuse mais disons que j’avais un peu le moral dans les chaussettes.

Le refus des banques et la non-obtention du prêt d’honneur ont été des coups plus durs à encaisser que je ne pensais.

Le projet n’a pas avancé depuis le mois de février. Je crois que je peux même dire qu’il a reculé.

En effet, j’ai décidé de ne pas donner suite pour le deuxième local (celui sur 2 étages). Il offrait finalement plus d’inconvénients que d’avantages tout en étant cher.

Les locaux biens situés et abordable à Valbonne ne courant pas les rues, je me retrouve coincé.
Pour démarrer dans de bonnes conditions il me faut absolument être visible. Pour être visible il faut que le local soit bien situé. Il est donc forcément cher. N’ayant pas un apport personnel démesuré, je suis dans l’obligation de faire appel aux banques qui, frileuses comme elles sont, ne veulent prendre aucun risque. Je reviens donc à mon problème: le montant de l’investissement initial à financer. Je tourne en rond.

Ne voulant pas prendre non plus le risque d’acquérir un local au rabais (mal situé ou pas attrayant), je suis dans l’impasse.

Le projet restera donc à l’état de projet.

Le constat est plutôt amer. En fin de compte, je n’ai pas les moyens de mes ambitions.

Si je devais faire un bilan, je dirais qu’en définitive je n’ai perdu que quelques centaines d’euros dans l’affaire (acompte architecte + voyage au salon Maison & Objet). C’est peu en regard de ce que j’aurais pu perdre si je m’étais vraiment lancé. Enfin, si l’aventure n’avait pas marché.

Mais ça je ne le saurai jamais…

Au final, comme les banques (ou grâce aux banques?), des risques, je n’en aurai quasiment pas pris. J’ai toujours mon job. Je ne suis pas à la rue.
Le seul risque aura été de vouloir communiquer sur ce projet qui n’était pas sûr d’aboutir. Quand quelque chose vous tient vraiment à cœur, et c’était le cas pour ce projet de boutique, il est difficile de résister à l’envie de partager son enthousiasme. Je ne sais pas encore si cela était une erreur. A vous de me le dire aux travers des commentaires que vous pourrez laisser sur ce billet ;-) . J’ai, en tout cas, pris beaucoup de plaisir à créer et animer ce blog, à choisir les photos pour illustrer les billets et à lire vos commentaires d’encouragement.

Et puis, j’ai quand même gagné beaucoup dans cette aventure. J’ai appris énormément de choses sur l’entrepreneuriat et surtout sur moi-même. Je ressort sans doute plus fort et plus riche de cet échec cette expérience. Je me sens prêt à rebondir pour un autre projet dont je ne connais encore ni la forme ni la teneur.

A suivre…

Dilemme

Je me suis maintenant libéré du premier local convoité en faisant jouer la clause suspensive du compromis de cession (celle liée à l’obtention du financement par les banques) et j’en ai peut être trouvé un autre, toujours à Valbonne, et toujours sur la même place mais à un autre coin.

Cet autre local a certains avantages:

  • il est grand (2 fois plus que le premier),
  • il est moins cher en terme de prix au m²,
  • l’entrée principale est abritée sous une arcade, ce qui permet de sortir quelques articles même par mauvais temps),
  • Il a aussi énormément de charme avec une grande salle voutée en pierres apparentes, comme la boutique de Lourmarin d’ailleurs (voir le déclic),
  • il y a beaucoup moins de travaux à effectuer.

Mais, le hic c’est qu’il a aussi quelques défauts:

  • Le loyer est élevé (équivalent à celui du premier local les 3 premières années mais +66% déjà planifié pour la 4eme année!)
  • il est sur deux niveaux: l’un en rez-de-chaussée, l’autre en sous-sol,
  • La partie au rez-de-chaussée est vraiment petite (~15m²), empêchant grandement de donner une bonne visibilité du contenu de la boutique depuis l’extérieur,
  • Il faut descendre quelques marches pour accéder à la salle voutée (l’inconvénient étant, premièrement, que cette partie de la boutique n’est pas visible de l’extérieur et, deuxièmement, que le client se sent un peu piégé de devoir rentrer dans la boutique pour pouvoir voir ce qui s’y trouve)
  • la surface de vitrine est assez réduite (en tout cas nettement plus petite que celle du premier local),
  • il n’est pas si bien situé que cela (en été, l’entrée et l’enseigne seront totalement masquées par la terrasse et les parasols du restaurant voisin qui s’installe sur la place),
  • Il reste malgré tout quand même cher.

Le dilemme est donc le suivant: accepter de faire le petit effort demandé par l’agence pour que mon offre soit recevable par le propriétaire, ou bien, camper sur mes positions et attendre que celui-ci se rende compte que le prix qu’il demande est déconnant. La question étant: préfère-t’il voir des loyers qui rentrent en acceptant de baisser son prix ou est-il prêt à laisser son local vide quitte à louper la saison qui va très vite arriver?

Les deux options me posent problème en fait.

Dans la première, je joue le pigeon de service et je remets à nouveau en péril mon dossier de financement (une fois m’aura suffi).
Dans la deuxième, le local peut me passer sous le nez car quelqu’un d’autre sera en mesure de mettre la somme cash sur la table. L’autre conséquence est que cela ralentira encore plus mon projet, m’obligeant à rechercher un autre local.

Et sur Valbonne, les locaux de la taille que je cherche et surtout bien situés, il n’y en a pas des tonnes.

Et vous, vous feriez quoi?

Up & down

Encore une journée particulière aujourd’hui.

Elle a commencé par un mail reçu de l’agence immobilière avec laquelle je traite pour un autre local. C’est une réponse sibylline à l’offre que j’avais faite hier:

Compte tenu de l’emplacement et de la qualité de ce commerce, votre offre ne sera pas retenue. Bien cordialement, blablabla…

J’ai le moral dans les chaussettes.  C’est encore mort pour ce local ci :-/

Et puis en milieu d’après-midi, nouveau mail de l’agence qui revient à la charge. La discussion ne semble pas complètement close à condition que je fasse un petit effort. C’est un peu comme une éclaircie dans cette journée pluvieuse sur la Cote d’Azur.

Je jette un œil par la fenêtre. Tiens! le soleil à l’air de vouloir percer les nuages

Un signe?

Coup de tonnerre!

Ce vendredi 29 janvier aurait pu rester comme une sale journée car les mauvaises nouvelles se sont accumulées.

  • 11h15: j’ai rendez-vous à la communauté d’agglomération pour passer en comité d’agrément pour l’obtention d’un prêt d’honneur.
    Je me retrouve face à un jury d’une dizaine de professionnels: 4 chefs d’entreprise, 2 représentants d’organismes financiers (banques), 1 expert-compatble, 1 avocat en droit des affaires, 1 assureur, 1 représentant des organismes consulaires (Chambre des métiers et de l’artisanat ou Chambre de commerce et d’industrie). C’est un peu intimidant. Mais finalement pas si impressionnant que cela.
    Je me fais pas mal titiller sur le montant du droit au bail qui est jugé trop élevé.
    J’en ressort avec un sale pressentiment…
  • 13h06: Je reçois un coup de téléphone. Je devrais plutôt dire un coup de massue.
    Le prêt d’honneur c’est non.
    Mon dossier n’est pas passé. Le montant de l’investissement initial est trop élevé. La Plateforme d’Initiative Locale ne croit pas en mon projet. Trop de risques. Ils ne me suivent pas.
    Sur le coup ça fait vraiment très mal car cela ne s’annonce pas très bien du coté des banques. Ce prêt d’honneur devait apporter un complément au montant de mon apport personnel qui était déjà considéré comme limite. C’est l’effet domino garanti.
    J’encaisse à moitié…
  • 13h48: Nouvel appel. C’est le conseiller d’une des banques que j’ai consulté. C’est non aussi. Pour les mêmes raisons…
  • 18h58: Dernier appel de la journée. Un autre conseiller bancaire. Le même discours. C’est encore non. Il ne veut pas me suivre sur le projet tel qu’il est actuellement monté. Je ne suis même plus surpris. J’accepte. J’ai digéré.

Malgré cet enchainement de mauvaises nouvelles, j’ai choisi de ne pas me laisser abattre. Je prends plutôt tous ces refus comme des signaux d’alarme, comme un rappel à l’ordre. Je suis descendu de mon petit nuage. Je fais maintenant face à la réalité économique de mon aventure.

Il vaut mieux réaliser cela maintenant plutôt qu’une fois embarqué. Mes marges de manoeuvre sont aujourd’hui bien plus grandes. J’ai fait le deuil du local de Valbonne. Je me mets donc en quête d’un autre emplacement, moins cher. Et surtout je revois ma copie.

C’est mieux ainsi.

De retour du salon Maison & Objet qui s’est tenu à Paris au Parc des Expositions de Villepinte du 22 au 26 janvier. Cela aura été fructueux puisque je reviens avec un carnet de commandes bien rempli, 7 fournisseurs sélectionnés, des dizaines de kilomètres parcourus dans les jambes et surtout des milliers de belles choses plein les yeux.

Voici un aperçu de ce que j’ai pu y voir. Vous retrouverez très probablement certaines choses en boutique. Je n’en dis pas plus, histoire de vous mettre l’eau à la bouche. ;-)

Régalez vous!

Après avoir bouclé le tour des banques où j’aurais vu du bon (voire du très très bon avec un conseiller avec qui j’ai vraiment envie de travailler) et du moins bon (une certaine frilosité d’un des établissements avec des garanties demandées un peu sur-dimensionnées) j’ai enchaîné hier matin avec un départ très matinal vers Marseille pour y suivre la dernière formation de mon parcours d’essaimage.

Elle aura duré 2 jours et le thème était: “préparer son installation”. Il s’agissait de mettre en place une check-list pour assurer au mieux le démarrage de l’activité: formalités administratives, fiscales, juridiques et sociales.
Voilà qui me donne un bon canevas pour les 2 mois à venir. Non pas que je ne sais pas ce que je vais faire mais cela va plutôt m’aider à structurer les diverses taches à effectuer. Et elles sont nombreuses! Entre les travaux d’aménagement de la boutique sur lesquels j’ai commencé à travailler avec un architecte d’intérieur, la suite des événements avec les banques, le passage en comité pour décrocher le prêt d’honneur (vendredi 29 janvier), mes premiers contacts avec les fournisseurs, la création de la société, etc… Je ne vais pas m’ennuyer!

Les fournisseurs justement j’y reviens. A l’heure où j’écris ces lignes je suis dans l’avion pour Paris et j’attaque dès demain mon marathon de 5 jours au salon Maison & Objet. Cela va être une grande première pour moi, une vraie immersion dans mon futur métier. Le but de ce voyage: revenir avec des pré-commandes et avoir (enfin) une meilleure visibilité sur ce qui garnira ma petite boutique.

Il parait que je vais en prendre pleins les yeux… J’espère en tout cas revenir avec des milliards d’idées.

Pas beaucoup de billets ces derniers temps, j’ai été pas mal occupé à finaliser mon business plan et à travailler sur les travaux d’aménagement du local.

Depuis la semaine dernière, j’enchaine les rendez vous avec les banques implantées au village. J’en ai déjà vu quatre, j’en ai encore deux ou trois à voir.
Je me présente a chaque fois avec un dossier quasiment complet: business plan, prévisionnel d’exploitation, plus tout un tas de copies de documents, … Comme elles demandent à peu près toutes la même chose ça a au moins le mérite de me faciliter les choses et ça donne l’impression d’avoir bien préparé le rendez-vous. Autant mettre tous les atouts de son coté.

Pas beaucoup de retours pour le moment. Ni positifs, ni négatifs. La plupart des conseillers rencontrés ne réagissant généralement pas à chaud. Souvent d’ailleurs pour la même raison, ce ne sont pas eux les décideurs. Ca se joue systématiquement plus haut. Au niveau de la direction régionale pour certains, totalement centralisé sur Paris pour d’autres.

Premier enseignement tout de même: pour un business qui n’est pas 100% sûr (voire 110%), si on a en face de soit un conseiller jeune, fraichement sorti d’école, les chances semblent très faibles de décrocher le financement de son projet. Ils ne veulent (peuvent?) prendre aucun risque. Le remboursement de l’emprunt doit être totalement garanti: cautionnement du gérant (classique), nantissement du fond (classique aussi), cautionnement solidaire de madame (ben voyons!) et j’en passe. Et le pire c’est qu’aucune discussion ne semble possible.
C’est ceinture, bretelles et parachute !!!!
Par contre quand on tombe sur un conseiller qui a plus de bouteille, c’est une toute autre histoire. La discussion devient beaucoup plus constructive, plus ouverte. On sent tout de suite que ça ne se jouera pas que sur un alignement de chiffres mais que le coté humain aura une part non significative dans la décision finale. Il faut donc être persuasif, croire en son projet et montrer sa motivation.

Bon, ce ne sont que les premières impressions, ce n’était à pres tout que les premiers rendez vous. Si ça se trouve c’est le conseiller le plus jeune qui me fera la meilleure proposition au final.

Qui sait? On peut toujours rêver!

Qui dit nouvelle année, dit bonnes résolutions.

Après ces 6 mois à dénicher de l’info en tout genre à droite à gauche, une bonne pile de doc commençait sérieusement à encombrer mon bureau.
Des docs en tout genre: des notes prises sur des feuilles volantes lors de conférences ou de salons, des prospectus, des flyers, des docs commerciales (banques, imprimeurs, cabinets d’expert comptable, etc…). Y’en avait partout!

Il me devenait même difficile de retrouver quelque chose dans ce bazar. J’ai donc du agir…

J’ai entrepris aujourd’hui de mettre un peu d’ordre dans tout cela. Quelques chemises cartonnées, quelques intercalaires et le tour est joué. Une jaune pour les banques et le financement du projet, une rose pour tout ce qui concerne la boutique (le local en fait), une verte pour le Business Plan (important ça!) et la bleue pour toutes les notes prises et les docs diverses.

Ahhhh !!!! on y voit plus clair !

Bonne année 2010

Que cette année soit pleine de réussites et de bonheurs pour tous vos projets aussi bien personnels que professionnels.

Un village animé

Valbonne est animé quasiment toute l’année au rythme de grandes manifestations organisées par la municipalité et les associations de la commune. Chaque évènement drainant plusieurs milliers de personnes à chaque fois.

Tous les vendredi matin

  • Marché provençal
Le 1er dimanche de chaque mois

  • Marché permanent Antiquités Brocante
Fin Janvier/début Février
  • Fête de la Saint-Blaise (Fête du raisin)
Juin
Juillet
Aout
Septembre

Décembre

  • Noël Provençal

Valbonne

Maintenant que les choses se sont concrétisée je peux donner un peu plus de précision sur l’endroit où “a touch of colour” va s’installer.

Valbonne est un village des Alpes Maritimes situé à une dizaine de kilomètres de la côte.

Valbonne a l’originalité, contrairement à la plupart des villages provençaux d’origine médiévale, d’avoir été construit selon un plan urbain en damier (les rues se coupent à angle droit) qui date du début du 16ème siècle.

C’est un village extrêmement agréable à visiter, où il est reposant de flâner dans les belles ruelles en pente légère, qui toutes vous conduiront sur la merveilleuse place à arcades Renaissance, où il fait si bon déjeuner sur la terrasse d’un des restaurants.

Valbonne Village contraste avec l’ambiance high-tech et trépidante de Sophia Antipolis.

C’est un village paisible et chaleureux où règnent art de vivre et convivialité.

C’est signé!

Voilà, c’est fait. Le compromis de cession du bail commercial est signé.

Une bonne chose de faite. C’est en fait la première chose concrète de mon projet.

Je suis quand même un peu soulagé. Je n’ai plus cette crainte de voir le local que je convoite depuis le mois de Septembre me filer sous le nez.

Prochaines étapes au mois de Janvier:

  1. le passage en commission essaimage,
  2. la création de la société,
  3. la plateforme d’initiatives locales et les banques pour l’obtention du financement,
  4. le salon Maison & Objets 2010 et le choix de mes fournisseurs.

Voilà déjà un programme bien chargé pour le mois prochain.

Grosse fatigue

Malgré l’échéance importante de demain jeudi (signature imminente).
Malgré le fait que les choses aient plutôt bien avancé ces derniers temps.
Malgré l’adhésion de plus en plus forte au projet que je perçois autour de moi.

J’ai comme un gros coup de fatigue…

Est-ce le besoin de faire un break?
Est-ce l’hiver qui s’est définitivement installé sur la Côte d’Azur?
Est ce que ce sont ces 3 derniers mois d’investissement intense dans le projet?
Est-ce aussi la trouille qui commence à pointer le bout de son nez?
Ou est-ce tout simplement la pression qui s’installe?

Heureusement les vacances de Noël arrivent. Un bon bol d’air frais en famille à la montagne va me faire le plus grand bien!

Signature imminente!

Grande étape cette semaine.

En effet, rendez-vous est pris pour la signature du compromis de cession du bail de mon futur local. Avec bien évidemment les clauses suspensives adéquat:

  • obtention du financement par une banque,
  • conformité du local par rapport à la réglementation en vigueur (installation électrique, risques naturels, etc…).

Je peux maintenant dévoiler publiquement le lieu.

Ce sera Valbonne.

Voici d’ailleurs une première photo:

Plus d’infos sur le village dans de prochains billets (déjà en préparation)…

Un pas de plus

Encore un pas supplémentaire de franchi!

Hier lundi, j’avais rendez-vous avec la plateforme d’initiative locale pour un entretien préalable.
Ces associations locales indépendantes sont fédérées au sein d’un réseau national.

France Initiative, c’est son nom, est le premier réseau associatif de financement et d’accompagnement de la création/reprise d’entreprises en France.

L’enjeu pour moi est l’obtention d’un prêt d’honneur (prêt à 0%, remboursable sur 3 ans, pas de garantie personnelle demandée) qui servira de levier vis à vis des banques pour le financement de mon projet (essentiellement pour l’acquisition du droit au bail du local). Pour 1 euro de prêt d’honneur, les banques en moyenne accordent 7,8 euros de financement complémentaire.

Ce premier entretien avait pour but de présenter mon projet pour savoir s’il était éligible à l’obtention de ce prêt.

Bonne nouvelle, un commerce de proximité installé en cœur de village est pile dans la cible des projets qui sont aidés.

Un premier bon point donc.

Je suis reparti avec un dossier à remplir (descriptif du projet, financement, prévisionnel, etc..). Dossier que je viendrai présenter devant un comité d’experts (chefs d’entreprises, banquiers, experts-comptables, conseillers techniques…) qui donneront (ou pas) leur accord. Ce comité décidera également de la nature et du montant du prêt accordé.

Le prochain rendez vous est fixé à début Janvier pour faire une passe sur ce que j’aurai rempli afin de préparer au mieux le passage en commission qui, si tout se passe bien, devrait avoir lieu fin janvier.

Devenez fan!

Facebook étant devenu un outil incontournable de communication sur la toile, aussi bien pour les échanges perso que pour les pros, je me devais de créer la page facebook de “A touch of colour”.

C’est maintenant chose faite!

Devenez fan de “A touch of colour” sur facebook pour m’aider à faire connaitre le blog et la boutique et ainsi les amis de vos amis de vos amis de vos amis deviendront peut-être aussi des fans eux-mêmes et j’espère des clients!

Comme la question est revenue plusieurs fois je vais essayer d’expliquer comment m’est venue cette idée.

Je ne sais pas pourquoi je me suis arrêté sur un nom en anglais. Certainement parce que j’adore la langue de Shakespeare. A noter d’ailleurs que “couleur”, en anglais, peut s’écrire de deux façons:

  • “colour” pour la version britannique,
  • “color” pour la version américaine.

Je ne sais pas non plus pourquoi j’ai choisi la version britannique et non l’américaine. C’est en tout cas celle là qui m’est venue à l’esprit naturellement et pour tout vous dire j’ai découvert après-coup qu’il y avait deux façons de l’écrire!
Au  final, cela m’arrange bien car le village où je souhaite m’installer a une forte communauté Britannique et anglophone (j’en dirai un peu plus très prochainement car ça se concrétise sérieusement pour le local :-) ).

A touch of colour, donc…

Une touche de couleur.

Ce sera l’esprit de la boutique. Pas forcément des couleurs qui “pètent”, rien de criard, mais plutot quelques notes discrètes par-ci par là.

L’idée qu’il y a aussi derrière ce nom est de mettre de la gaité (et donc de la couleur) sur vos tables.

En quelque sorte une déclinaison de l’expression

mettre de la couleur dans sa vie.

Je vous parle depuis le début de ma démarche, de comment j’en suis arrivé là et de comment je progresse mais je n’ai pas encore parlé de la boutique elle même, de comment je l’imaginais.

Ce sera un endroit accueillant où on a envie d’entrer. Tout le concept repose la dessus.

Tout d’abord, comme c’est là où je passerai la majeure partie de mes journées,  j’ai très envie que se soit un endroit où je me sente bien, où j’ai envie de me retrouver tous les matins, presque comme une seconde maison.
Ensuite, et là c’est plus évident, parce qu’il faut bien attirer le client dans la boutique . Le faire entrer c’est déjà un grand pas vers un achat. D’autant plus que ce que vise à travers le côté chaleureux de la boutique c’est l’achat coup de cœur, l’achat impulsif, celui pour se faire plaisir.

Pour ce qui est de l’agencement,  j’imagine un ensemble de petits volumes (20-30 m²) comme des pièces de vie ou il est facile pour de se projeter.

J’aimerais bien qu’il y ait un mur en pierres apparentes que l’on apercevrait dans le fond de la boutique depuis la vitrine, et aussi une grande table en bois au centre de l’une des pièces avec 2 ou 3 belles suspensions lumineuses au dessus . J’y vois également des petites lampes un peu partout et bien entendu quelques touches de couleur ;-)

En résumé ce sera un bel endroit, tout simplement.

Trop mignon!

La vérité sort de la bouche des enfants ;-)

Au menu cette semaine

Quand je disais que les choses s’accéléraient, elles s’accélèrent vraiment.

Au menu cette semaine:

Lundi, j’ai présenté, mon business plan à un expert comptable rencontré en Septembre dernier sur “La caravane des entrepreneurs“, Il s’est empressé de m’envoyer dès le lendemain une lettre de mission pour la mise en forme de mon plan de financement certifié expert comptable! 500€ HT quand même! Je vais réfléchir un peu et vérifier si ses tarifs sont cohérents et surtout compétitifs.

Jeudi, j’ai participé au salon “les entreprenariales” qui se tenait à Sophia-Antipolis. Là bas j’ai:

  • rencontré des banquiers (2 en fait) pour un premier contact,
  • discuté prêt d’honneur avec la représentante d’une plateforme d’initiative locale (IASA – Initiative Agglomération Sophia Antipolis),
  • évoqué les flyers que je souhaite créer avec un imprimeur écolo (original tiens!),
  • parlé avec La poste des colis que je vais devoir envoyer lorsque le site marchand fonctionnera (j’en reparlerai),
  • appris, ou plutôt eu la confirmation avec OSEO, que je ne pouvais pas avoir accès au PCE (Prêt à la Création d’Entreprise) car limité à des projets ne dépassant pas 45k€,
  • pris rendez vous pour la semaine prochaine avec un autre expert comptable,
  • participé à des conférences, atelier et tables rondes sur
    • les baux commerciaux (très intéressant mais à la limite décourageant tant ce milieu est complexe dans ses us et coutumes),
    • l’aspect juridique de la vente en ligne (ça aurait pu être intéressant sauf que c’était présenté par un avocat qui n’a pas su se mettre à la hauteur de son auditoire et qui s’est gargarisé avec ses formules pompeuse de juriste),
    • le financement des projets de création d’entreprise (séance de questions/réponses très instructive et surtout parfaitement orchestrée).

Vendredi, pour finir en beauté, j’ai vu le locataire actuel du local que je souhaite reprendre. Surprise du jour (plutôt bonne): le montant du Droit au Bail avait baissé de 15 000 € par rapport à ce que j’avais vu initialement en Septembre. Il est maintenant à un prix acceptable.
Je me suis donc positionné “officiellement” pour la reprise du bail et il ne même reste plus (façon de parler) qu’à rédiger une belle lettre d’intention.

Cette semaine fut donc très très riche.

je n’avance plus par petits pas, je fais maintenant des bons de géant!

Rencontre #2

Suite sur les rencontres qui ont et vont marquer mon projet.

Cette deuxième rencontre, elle, est bien plus singulière. Il s’agit de Jacqueline. Une mamie de 82 ans, un sacré personnage!

Il y a quelques semaines je m’étais décidé à aller passer une matinée dans le village ou je souhaite installer ma boutique pour discuter avec les commerçants, histoire de tâter le terrain. Arrivé sur la place, je me dirige vers le point ô combien stratégique du village: le Café de la place! Je demande alors à la serveuse derrière le comptoir si je peux lui poser quelques questions sur la vie du village. Elle alpague aussitôt son patron qui passait par là et me renvoit vers lui. Je lui expose brièvement ma situation et il me dit:

Venez, je vais vous présenter quelqu’un.

Il m’emmène alors en terrasse auprès d’une vieille dame en train de boire son café.

J’ai passé la matinée à discuter avec elle!

A 82 ans, elle exerce encore dans le milieu de la décoration où elle réalise avec son mari, très habile de ses mains parait-il, des chantiers (décoration ou re-décoration de belles demeures) pour les riches propriétaires de la région, pour la plupart étrangers. Elle a, par exemple, passé 4 mois cette année à Philadelphie pour décorer la nouvelle maison d’un couple de Norvégiens pour qui elle avait déjà œuvré sur la Cote d’Azur.

Cette rencontre est, à mon sens, providentielle car Jacqueline occupait, il y a 2 ans, le local commercial que je souhaite reprendre. Local auquel elle semble encore avoir un certain attachement. Je sentais, à travers son discours, à quel point il était important pour elle que ce local soit bien “repris”. Qu’il reprenne vie en quelque sorte. Pas parce qu’il est abandonné, mais plutôt parce que, selon elle, il n’est pas, dans son occupation actuelle, mis en valeur.

J’espère en tout cas que ce je veux en faire sera à la hauteur de ses espérances. ;-)

C’est ce genre de rencontre qui renforce encore plus mon envie profonde de changer de métier, rencontrer les gens, échanger avec eux, partager, ne plus passer mes journée derrière un écran d’ordinateur ou pendu au téléphone avec des contacts à l’autre bout de la France.

Elle est là la vraie vie!

Merci!

Un grand merci à tous pour vos commentaires postés sur le blog, pour vos mails d’encouragement, vos coups de fil et vos échanges par tchat.

Merci à Seb & Stef qui ont pris le temps de m’envoyer leurs encouragements depuis l’autre bout de la planète.

Merci à mes ex-collègues (Valerie, Yannick Dr., Valérie, Nicolas, Kerasa, Denis et Mark).

Merci aux amis d’ici (Karen, Fabienne & Philippe, Hervé, Caro & Cricri, Caro & Micka, Christophe C. Christophe Z, Cécile, Jérôme, Stéphanie et Anne-Marie) et d’ailleurs (Didier, Béa & Franck, Cathy, Estelle & Sylvain et Fabrice).

Merci à Delphine.

Merci enfin à tous ceux qui sont venus faire un petit tour sur le blog.
L’audience a d’ailleurs culminée à 181 pages vues sur la journée de vendredi dernier alors qu’elle végétait autour des 10 pages vues par jour, les bonnes journées, depuis le lancement du blog. Il est même apparu, furtivement certes, dans la liste des blogs wordpress se développant le plus rapidement , m’amenant au passage quelques visites ;-)

J’ai aussi été “pingué” par un autre blog (Blogoosphere’s blog) dont l’auteur m’est inconnu.

Communiquer autour d’un projet, il n’y a que ça de vrai!

J’espère, en tout cas, que vous resterez des lecteurs assidus et que vous continuerez à me faire part de vos commentaires et remarques. Ils seront toujours les bienvenus.

Merci à tous ! :-)

Essaimage

L’une de mes grande chance dans le fait d’être actuellement salarié du Groupe France Télécom est de pouvoir bénéficier de l’essaimage.

L’essaimage, qu’est-ce que c’est ?

C’est créer ou reprendre une entreprise, un commerce, une franchise, quel que soit le secteur d’activité, en France ou à l’étranger.

C’est là ou c’est fort! France Télécom accompagne ses collaborateurs ayant des velléités entreprenariales quelque soit le domaine. Tout est donc ouvert. La seule chose finalement qui est demandée est que le projet soit viable.

Comment cela se concrétise?

Grâce à ce dispositif d’essaimage, France Télécom m’accompagne, avec l’appui d’experts, en fonction de mes besoins.
Cet accompagnement prend différentes formes et solutions. Il est défini en fonction du projet, dans le cadre de la charte essaimage.

Cela peut être:

  • des conseils personnalisés d’experts (viabilité du projet, comptabilité, juridique, etc.),
  • un aménagement de mon temps de travail,
  • des aides logistiques (prêt de matériel, locaux…),
  • des formations en collaboration avec les Boutiques de Gestion, les Chambres de Commerce et d’Industrie, les Chambres de Métiers, …
  • une prime d’essaimage (aides financières accordées en fonction des projets),
  • un suivi après la création de l’entreprise

Enfin, dernière chose qui n’est pas négligeable et qui est selon moi le facteur qui permettra à la plupart des collaborateurs de franchir le pas, c’est la possibilité d’un retour dans l’entreprise si les choses ne se passent pas comme on avait prévu.
Un “essaimé” a 7 ans (pour ceux qui ne sont pas fonctionnaires) pour revenir. Cette période de 7 ans est un enchainement de plusieurs congés légaux:

  • congé pour création d’entreprise (1 an, renouvelable une fois),
  • congé pour convenance personnelle (2 ans, renouvelable une fois),
  • congé sabbatique (11 mois, non renouvelable).

Soit 1+1+2+2+11 mois = 6 ans et 11 mois !

Le retour peut se faire à la fin de chaque congé avec un préavis de 2 mois. Par contre, si le projet fonctionne, le créateur démissionne de France Télécom à l’issue des 7 ans.

L’accompagnement, lui, va se faire en 2 phases avec deux interlocuteurs différents.

Une première phase qui va servir à estimer la viabilité du projet, à mesurer la motivation du créateur et à valider le projet en quelque sorte. Cette phase peut se dérouler en toute confidentialité vis à vis de sa hiérarchie.
Pour ma part, j’ai décidé de jouer la transparence et de parler de mes intentions à mon manager dès le début (c’était au mois de juillet). Ça a été plutôt bien accueilli et j’avoue que j’ai plutôt bien fait tant il a paru compréhensif. La seule chose qui le préoccupe c’est la gestion de mon remplacement. De plus, il ne me met pas de bâtons dans les roues. Je peux avancer à mon rythme, comme j’en ai envie ou besoin. Si je dois aller à un salon, à un rendez-vous ou simplement m’absenter il ne me pose jamais de problème. C’est donc plutôt positif.

La deuxième phase de l’accompagnement va se faire de manière plus officielle. C’est généralement la période où l’on s’attelle à la rédaction du Business Plan, que l’on commence à aller voir les banques.
C’est durant cette phase que sera co-signée une convention d’essaimage entre le créateur et l’entreprise (France Télécom pour mon cas) et donc que l’on met son manager au courant.

Enfin, le projet passera en comité de sélection. (comité composé du manager du créateur, de son responsable RH et du délégué essaimage qui porte le projet). Ce comité donnera ensuite son GO (ou no-GO) et déterminera  concrètement l’appui accordé (montant de la prime essaimage, aménagement du temps de travail, etc…).

Je suis rentré dans cette phase hier.

Les choses avancent donc :-)

Maison & Objet

Deux fois par an se tient à Paris Maison & Objet, LE salon professionnel incontournable pour le milieu de la déco. La prochaine édition aura lieu du 22 au 26 janvier 2010.

Il est bien entendu prévu dans mon planning que je m’y déplace.

Au détour d’une conversation avec une propriétaire d’un magasin de déco Niçois j’ai appris qu’il fallait impérativement que je passe mes premières commandes sur place, lors du salon, car il y a tellement de choses à voir que le mode “je prends des notes et je ferai mon choix définitif plus tard” n’est même pas envisageable. D’autant plus qu’il est apparemment interdit de prendre des photos pendant ce salon.
Moi qui pensais n’y prendre contact qu’avec mes futurs fournisseurs et prendre le temps ensuite de faire mes emplettes j’ai pris comme une claque car les choses concrètes vont devoir très rapidement se mettre en place. Le 22 janvier n’est après tout que dans un peu plus de deux mois et entre temps il y a les fêtes de fin d’années peu propices à l’avancement d’un quelconque projet…

Il me faut donc pour faire mes commandes savoir ce que j’aurai à remplir comme espace et donc être certain d’avoir mon local commercial au moins réservé pour la mi-janvier.

Pour cela il faut:

  1. Faire une offre sur la boutique que je surveille du coin de l’œil depuis presque 2 mois. Au passage, le droit au bail demandé étant un peu excessif, je vais devoir le négocier.
  2. Ce local étant actuellement occupé, essayer qu’il le reste au moins jusqu’au mois de mars afin de ne pas avoir à payer de loyer pour rien (je ne compte ouvrir qu’en Mai prochain).
  3. Blinder mon plan de financement prévisionnel. Ça sera sans doute la partie la plus ardue…
  4. Créer ma société et déposer les statuts.

Cette fin d’année va être des plus animée !

Voici le nouveau thème du blog!
Ce qu’il y a de chouette avec wordpress (l’hebergeur du blog) c’est qu’une multitude de thèmes est proposée et qu’il est très aisé d’en changer.

Ce nouveau style visuel me semble plus épuré, plus simple, plus en phase avec le concept de boutique que j’ai en tête.

L’image d’en-tête est une photo de la nouvelle collection “Nougat” d’Emile Henry.

Et vous, vous en pensez quoi?

Doutes

Inévitablement, dans ce genre d’aventure, on traverse des moments de doute.Doutes

Passé l’excitation du début, des milliards de questions viennent à l’esprit.
Et forcement certaines restent sans réponse. Et plus ces questions sans réponse s’amoncèlent, plus le doute s’installe.

Finalement, ce qui fait le plus peur dans ce genre de projet ce n’est pas de se planter mais plutôt de ne pas réussir à le mettre sur pied. C’est vraiment cela qui m’effraie le plus.
Si je me plante, si la boutique ne marche pas, au moins j’aurai tenté, j’aurai construit quelque chose de concret.
Alors que si je n’arrive même pas à ouvrir la boutique, pour des raisons simplement financières, ça,  ça serait un terrible échec!

Au dela du simple doute sur la réussite du projet, il y a aussi les questions propres à la reconversion elle même. Suis-je fait pour ce nouveau métier? N’est ce finalement pas qu’une simple fuite, une volonté de quitter le job qui m’a nourri et entretenu ces 15 dernières années?

Et puis au fil du temps, des rencontres et des discussions, l’idée et le concept prennent leur sens. Les pièces du puzzle s’assemblent presque naturellement. Les choses auxquelles j’avais pensées sont confrontées à la réalité. Elles s’avèrent finalement justes. Les doutes s’estompent et l’aventure peut continuer ;-)

Rencontre #1

Au cours des derniers mois j’ai fait plusieurs rencontres. Celles-ci marqueront sans aucun doute mon projet.

La première a bien entendu été la boutique de Lourmarin qui a tout déclenché. Quinze jours après ce “flash” je me suis demandé comment je pouvais contacter son propriétaire. J’ai fait appel à mon ami Google qui a retrouvé illico presto le blog de la boutique (Lili Bohème). Le lien “Contacter l’auteur” m’a permis ensuite de rentrer en relation avec le propriétaire de cette charmante échoppe.

Envoi d’un premier mail, lui expliquant le coup de cœur que j’avais eu pour Lili Bohème et le fait que je souhaitais monter le même style de boutique sur la Côte d’Azur.

Le lendemain, je reçois une réponse de sa part:

Merci pour votre gentil message.

Ayant eu nous-même à vivre ce moment délicat de la reconversion, il nous semble en effet primordial d’être bien accompagné (tout en gardant son autonomie), surtout en cette période économique difficile.

De mauvaises décisions dès le départ peuvent être lourdes de conséquences.

C’est avec plaisir que nous vous rencontrerons pour en discuter, si cela vous intéresse.

En tous cas, merci encore pour vos encouragements, et bonne route pour votre reconversion

Cool non? :-)

Ni une ni deux, je lui répond que je suis très intéressé par son offre d’accompagnement et que j’aimerai en savoir plus. Je lui laisse mes coordonnées pour qu’il me recontacte.

Et puis plus rien pendant presque 3 longues semaines…

La semaine du 15 Aout je découvre un mail de Lili Bohème dans ma boite aux lettres.
Celui-ci m’explique qu’etant en pleine saison il n’a pas eu le temps de me répondre, qu’il ne m’oubli pas et qu’il m’appellera après le rush estival.

Je patiente donc…

Une semaine après, un mercredi, juste avant l’heure du déjeuner, je reçois un coup de fil. C’était lui. il avait tenu sa promesse.

Je tombe sur quelqu’un de vraiment très sympathique. Il amène des réponses à tous les points qui me posaient question. Il alimente la conversation sans cherher à y mettre un terme. Le courant passe.
Au fil de la discussion que nous avons ensemble, mon projet se renforce encore un peu plus. Je suis dans le vrai. Les points de vigilance qu’il mentionne, j’y avais déjà songé. Rien ne me surprend. Tout n’est que confirmation. Je suis sur la bonne voie.

Je sors de cet entretien remonté comme une pile. Je rentre déjeuner à la maison… avec la banane ! :-)

Un long cheminement

Maintenant que l’idée est trouvée, revenons un peu en arrière.

Cette idée de reconversion (devrais-je dire envie?) me trottait dans la tête depuis un moment. Cela devait faire entre 3 et 5 ans à vrai dire.

Lorsqu’on travaille dans l’informatique il arrive forcément un moment où l’on se pose la question de comment on va vieillir dans ce milieu. Chaque année, pleins de jeunes diplômés déboulent sur le marché du travail, toujours plus pointus dans leurs connaissances, toujours à la page des dernières technologies. Il n’y a plus que l’ experience pour faire encore illusion. Et honnêtement, je me suis rapidement rendu compte que je ne me voyais vraiment pas aller jusqu’à la retraite dans ce métier.

Alors il faut bien s’y résoudre et ne plus se voiler la face: l’excitation des débuts n’est plus vraiment là. Les joies d’un métier que l’on croyait idéal ne sont plus que de lointains souvenirs. Le job passion n’est plus qu’un simple job alimentaire, certes bien payé (voire grassement pour certains) mais de plus en plus ennuyeux.

Donc on commence à gamberger.

Au début on se dit: “qu’est ce que je pourrais faire d’aussi bien rémunéré?” Parce que il ne faut pas oublier que les métiers de l’informatique sont relativement bien lucratifs. Toutes ces années de bons salaires, de primes d’interressement, de primes de participation et de bonus, nous ont permis d’atteindre un niveau de vie, un certain confort qu’il est difficile de remettre en question comme ça sur un coup de tête.

Le premier vrai déclic, pour moi, a eu lieu lors d’une formation dont le thème était “la gestion d’une équipe projet”. Dans l’informatique pour évoluer il n’y a que deux voies: l’expertise ou le management. Me sentant dépassé par la technique qui évoluait trop vite à mon gout j’avais opté pour la deuxieme possibilté. Cette formation etait donc, à priori, une bonne introduction au rôle de manager. A l’issue de celle-ci j’aurais du être en mesure d’identifier le profil de chacun des membres de mon équipe projet pour adapter mon mode de management (directif, participatif, etc…) à chacun d’eux.

Cette formation s’étalait sur 3 jours. Au bout du premier jour j’ai commencé à me demander ce que je faisais là. Je ne me sentais vraiment pas à ma place. Ce sentiment s’est renforcé lors des deux journées suivantes. Le dernier jour, en discutant un peu avec l’intervenante qui avait senti mon malaise celle-ci m’a conseillé de faire un bilan de compétences.

J’ai mis 6 mois à faire ce bilan qui au final s’est soldé par une déception. Je n’ai pas tant été déçu par la démarche que je trouve d’ailleurs très enrichissante. Elle permet vraiment de faire le point sur là où on en est et de faire le bilan du chemin parcouru. Jai plutôt été déçu par la conclusion du bilan. En effet, ce qui en est ressorti n’est pas venu à 100% de moi. Il y a eu une part de suggestion à laquelle j’ai pleinement adhéré mais, avec le recul, je me suis rendu compte que c’était plus ce que j’avais envie d’entendre que ce qui me correspondait réellement.

Donc, j’ai continué à gamberger et les idées ne venaient toujours pas. Enfin si, elles venaient mais bien trop souvent  saugrenues, trop irréalistes ou trop fantaisistes.

Je suis passé par des projets comme devenir directeur de golf (envie d’exterieur + passion du moment), paysagiste (envie d’exterieur aussi) et enfin analyste de données Marketing dans le cadre d’études de marché. Mais quand je creusais je tombais toujours sur un os: milieu trop fermé pour le golf, problématique de la formation pour le paysagisme, pas de réelle conviction pour le Marketing.

Et puis sans le savoir, en juin dernier, un évènement a sans doute contribué à l’éclosion de mon projet: la sortie de l’iPhone 3GS !

Travaillant dans le groupe France Télécom, il était donné l’opportunité aux salariés du groupe (quelque soit leur métier) de participer à ce lancement en devenant “coach” iPhone. En gros, ils s’agissait de faire des démonstrations des nouvelles fonctionnalités de ce modèle aux clients intéressés qui se présentaient en boutique. Passionné des produits Apple j’ai sauté sur l’occasion qui était trop belle de laisser le temps d’une après-midi mon job d’informaticien ennuyeux.
Et au final, j’y ai pris beaucoup de plaisir. J’ai aimé discuter avec les gens. J’ai aimé partager avec eux. J’ai aimer rendre service à une dame d’un certain âge et pas du tout technophile pour activer et configurer l’engin qu’elle venait d’acquérir.

Sans le savoir j’avais entrouvert une porte que j’allais totalement ouvrir à peine un mois plus tard (cf. billet précédent).

Déclic

Vendredi 17 juillet 2009, dernier jour de nos vacances en famille dans le Lubéron.

Le ciel s’est bien chargé dans l’après midi, et une belle averse orageuse m’oblige à quitter mon transat au bord de la piscine.
L’atmosphère s’est rafraichie et nous décidons, histoire d’occuper la fin de journée, d’aller faire un tour à Lourmarin.

Lourmarin est un village du Sud Lubéron avec de jolies rues semi- piétonnes avec beaucoup de charme.
Nous avions déjà visité ce village en début de semaine et nous y avions repéré quelques boutiques de déco.

Arrivés là bas, la pluie a cessé. Nous entrons dans la première boutique à l’entrée du village.

Lili Bohème…

Une boutique pleine de charme: voutes en pierres apparentes, présentation des articles très homogène, association des couleurs cohérente.

Lili Bohème distribue des articles autour des arts de la table ainsi que quelques objets du quotidien ou de décoration pour la cuisine ou le salon.

Le vendeur est fort sympathique.

Plats à four - Coté Table

Nous y achetons une corbeille à fruits et un plat a four en terre cuite (le même d’ailleurs que celui que nous avions au gite où nous logeons).

En sortant, je me fais la réflexion que nous n’avons pas ce genre de boutique sur la Côte d’Azur…

Et puis dans la soirée je me mets à repenser à cette reflexion et tout à coup cela devient une évidence. L’idée est là! Comme un déclic.

Après presque trois ans à chercher ma voie, j’ai enfin trouver dans quoi me reconvertir.

Ma décision est prise, je vais ouvrir une boutique similaire à Lili Bohème.

Voilà, ça y est je me lance.

Me lancer, ça fait un moment que j’y pense. Mais, je sais pas, il n’y avait rien à faire, je n’y arrivais pas!

Bon maintenant que c’est fait, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin.

Pourquoi ce Blog?

Tout d’abord pour raconter la grande aventure dans laquelle je m’apprête à me lancer.
Ensuite, une fois en place, l’idée est de partager au jour le jour la vie de ma ….

Boutique!

Et oui! La voilà la grande aventure! Je souhaiterai ouvrir une boutique d’objets de déco, arts de la table, objets du quotidien, etc… Des choses pleines de couleurs et de pep’s.
Et là vous vous dites:

tu parles d’une aventure! Ouvrir une boutique?
Elle est où l’aventure?

C’est la que ça se corse, car à la base ce n’est pas du tout mon métier. Là où l’aventure prend tout son sens c’est qu’il s’agit ni plus ni moins que d’une véritable reconversion.
A la base je travaille dans l’informatique, dans la gestion de projets plus précisément dans un grand groupe international de Télécom.
Cela faisait un moment que l’idée de faire autre chose me taraudait. Et cet été, pendant mes vacances en famille j’ai eu le déclic!

suite au prochain billet ;-)

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.